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Le TRIANGLE D’OR

désigne un espace chargé d’une éclatante réputation et riche dune large renommée internationale, Au cœur du quartier administratif des Champs-Elysées. Il s’articule autour de la rue François ler et se prolonge sur les avenues Montaigne et George V. Traversé par les voies commerçantes telles les rues PIERRE CHARRON, FRANCOIS ler, MARBEUF, il bénéficie par ailleurs de la tranquillité des rues LINCOLN - QUENTIN BAUCHART - Clément - Marot - Boccador - Marignan - Bayard et Jean Goujon. Pour beaucoup de parisiens et d’étrangers il incarne le rayonnement de la Capitale.

Historique

Sa destinée fait constamment référence à celle des Champs-Elysées, à la proximité de la Seine et sa croissance est parallèle à celle de l’Ouest de PARIS qui se développe au XIX siècle. Bâti sur l’ancien marais des GOURDES appelé ainsi en raison des curcubicacées que l’on y cultivait, était aussi un des endroits les plus malsains des anciens faubourgs de PARIS.

La destinée exceptionnelle du marais est due à deux initiatives royales. - 1564 construction du Palais des Tulleries par Catherine de Médicis et de ses jardins - 1616 rachat par Marie de Médicis des marais jusqu’à l’actuelle avenue de Seine, et création d’un jardin à l’Italienne, le Cours-la-Reine.

Mais c’est Colbert, sous le règne de Louis XIV, par sa politique de boisement et d’embellissement des chemins, qui décida de relier PARIS au village de Neuilly. En 1670, le jardinier LE NOTRE fut invité à dessiner un jardin ce qui allait modifier l’extension de la ville en créant un axe de croissance résidentielle basculant vers la Seine, Libérée des labours, les jardins devinrent la promenade favorite des Parisiens et prirent le nom en 1709 des “Champs-Elysées”. Mais il fallut attendre 1770 et les travaux de MARIGNY pour que se produise un véritable tournant. C’est de la fin de l’Ancien Régime que date le véritable essor des Champs-Elysées et des terrains environnants. On inaugure le premier Music-Hall Parisien, le COLISEE Y Parallèlement surgissent les premières demeures aristocratiques. Après l’interruption due à la Révolution et la Terreur, la vie mondaine reprit : ouverture des restaurants “LE DOYEN, LES AMBASSADEURS, L’AURORE, LA REUNION”.

De nombreux boutiquiers et limonadiers sont au cœur de la fête post-révolutionnaire.

Parallèlement, le quartier “François 1er” se constitue en 3 étapes :

Première étape - Lotissement François P en bordure de Seine (ordonnance royale de juillet 1823) Secteur Franklin Roosevelt-Montaigne et Cours Albert 1er.

LA MAISON FRANCOIS 1er
Cette maison Renaissance, dont l’histoire commence en 1527 et se poursuit en Gâtinais, a connu un épisode parisien en devenant de 1823 à 19% le symbole du quartier François ler. Au début du XIXe siècle, ce quartier était essentiellement occupé par des cultures maraîchères. La Société des Champs-Elysées s’intéressait hautement à ce périmètre compris entre le Cours-la-Reine, l’allée d’Antin et l’allée des Veuves (cours Albert ler, avenue Franklin-Roosvelt, avenue Montaigne). Le colonel Brack, qui animait l’entreprise, découvrit à Moret une maison Renaissance qui aurait abrité les amours de François ler et de la Duchesse d’Etampes et dont il eut l’idée de transporter la façade aux reliefs sculptés (16, cours Albert ler, angle de la rue Bayard) furent attribuées à Jean Goujon. Or, le phénomène de mode n’engendra pas le miracle escompté puisque de nombreuses rues du quartier François ler ne furent Percées que sous le Second Empire et tardivement construites.

Deuxième étape - Lotissement de “CHAILLOT” dans la partie haute près de l’actuel ARC de TRIOMPHE terminé en 1836.

La rue François ler fut créée par ordonnance du 4 mai 1861. Réunissant les deux lotissements, elle peut être considéré comme le catalyseur de la construction immobilière dans ce quartier. Elle fut immédiatement construite d’hôtels particuliers ou d’immeubles de rapport destinés à la haute bourgeoisie et à l’aristocratie du Second Empire. La maison de François ler fut vendue et, démolie en 1956. Les pierres Sculptées rejoignirent l’Hôte de ville de Moret/Loing.

- La troisième étape - Lotissement WARBEUF” eut lieu dans les années 1880.

97 immeubles destinés à la bourgeoisie furent construits, dans lesquels furent aménagées des boutiques. La rue Marbeuf fut créée en 1886/1887 à l’emplacement de la folie MARBEUF domaine créé en 1777 par la Marquise de MARBEUF comprenant un jardin à l’Anglaise de plus de 6 ha garni de pavillons de plaisance, de grottes artificielles et d’une bergerie devenue jardin d’Italie en 1797, puis jardins MARBEUF, lieu de fêtes au succès énorme où l’on dansait les jeudis et dimanches jusqu’en 1823.

Pour magnifier les débuts du règne de Napoléon III, construction en 1853 du Palais de l’Industrie, sur 17 ha des Champs-Elysées au Cours-la-Reine, de la place de la Concorde à l’Alma, qui accueillit l’Exposition Universelle de 1855. Il devint par la suite le rendez-vous familier des Parisiens en raison des attractions qui s’y succédaient périodiquement (salons, concours hippiques, agricoles et horticoles, etc...) Il fut détruit en 1897.
Le Pont Alexandre III reliant les deux rives de la Seine et célébrant l’alliance franco-russe est construite entre 1896 et 1900.

L’achèvement de l’Arc de triomphe en 1836 ont ouvert d’autres initiatives d’urbanisation - 1848 ouvertures de la rue Vernet - 1858 Avenue George V - l’Avenue Monceau, Pont de l’Alma.

C’est surtout à partir de 1900 que différentes manifestations furent Organisées. Elles contribuèrent À donner une renommée internationale à ce secteur devenu très parisien.
Exposition 1900 : le Palais de l’Industrie est remplacé par deux bâtiments.
Exposition 1925 : destinée à redonner la première place à l’Art Décoratif Français, “La Rue Publicitaire” présente, entre le Grand Palais et le pont Alexandre III, 150 boutiques Représentatives des commerces de luxe illustrant le renouveau des métiers d’Art.
Exposition 1937 : avec le Palais de la découverte, l’exposition rend hommage à la technique.

Le succès commercial des Champs-Élysées était loin de satisfaire tout le monde. On craignait que le développement n’aille à l’encontre de la position élitaire acquise entre 1860 et 1900.
La Société Historique des Amis du VIIIe, créée en 1899, par la fine fleur du quartier, s’attachait D’ailleurs à défendre un patrimoine bâti en s’opposant à la destruction de certains hôtels Particuliers. Le développement de PARIS vers l’Ouest, la disparition de l’attraction des “Boulevards” l’augmentation du commerce de masse modifièrent l’évolution du quartier. Le projet de faire de cette avenue le Haut Lieu du Luxe, ne résistera pas à cette Poussée du commerce de masse. Il se redéploie vers les rues de l’intérieur. C’est donc vers 1930 que le quartier François ler prit le relais du quartier de L’OPERA. A cette époque, les commerçants constituent l’association des “Amis des Champs-Élysées”, dont le premier Président fut Louis VUITTON. Son objet n’était pas de constater une déchéance, mais d’accompagner une évolution. Elle exigera des autorités la construction de parc de stationnement, l’embellissement de l’avenue et des rues voisines, de lutter contre l’affichage, veiller à l’entretien des fontaines et créer les illuminations, vitrines des temps modernes.
Avant-garde du commerce, les firmes les plus puissantes de l’automobile, de l’aviation, du cinéma, du spectacle s’installent. Les théâtres, les cabarets créent chaque nuit une animation nouvelle, les hôtels, les cafés et les restaurants façonnent le quartier drainant une clientèle internationale. La presse, la radio, les publicitaires font de ce secteur le quartier, de la communication.

Plus que jamais, le TRIANGLE D’OR reste prêt à accueillir les activités du troisième millénaire Mode féminine et masculine, parfums, montres et joailliers, arts de la table, hôtellerie, gastronomie, les finances, les voyages etc…
En 2000, création de l’association des commerçants dont le but est de fédérer les enseignes commerciales du secteur délimité par l’Avenue GEORGE V, les rues FRANCOIS ler, MARBEUF et les rues adjacentes comme : (PIERRE CHARRON, PIERRE ler DE SERBIE, QUENTIN-BAUCHART, VERNET.. .)

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