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Le Comte
d’ORSAY, l’archange du dandysme comme le qualifiait LAMARTINE, naquit
en 1801. Jeune homme brillant, séducteur, riche, artiste à ses heures,
remarqué par sa distinction et son port élégant, illustre l’histoire faste
et privilégiée des bourgeois de l’époque. Les prémices de la période romantique
feront de lui, à l’égal d’un BRUMMEL, l’une des figures marquantes du
DANDYSME. Vivant entre LONDRES et PARIS, éclectique et curieux de tout,
il aborde avec un égal bonheur la peinture et la sculpture. Mais l’histoire
retiendra surtout sa passion pour le parfum et son talent à marier les
fragrances, à inventer, pour les femmes qu’il courtise, quelques filtres
d’amour dont le plus connu fut “EAU DE BOUQUET”. Il mourut en pleine gloire
en 1852 “sanglé dans son élégance comme un soldat dans son uniforme”.
En 1908, la famille d’ORSAY autorise l’utilisation des armes et du nom
de la famille pour la création de parfums. Fait rare pour l’époque, c’est
une femme, Madame GUERIN, qui présidera la société des Parfums d’ORSAY
et en fera une des plus prestigieuses maisons de parfumerie du début du
siècle avec parmi ses créations, “ETIQUETTE BLEUE” en 1908 (autre nom
de l’eau de Bouquet), “CHEVALIER D’ORSAY” en 1911, le “DANDY” 1922, “INTOXICATION”
1942, “ARÔME” 1943, “ARÔME 3” en 1943. En 1916, la société possède ses
propres usines à NEUILLY puis à PUTEAUX. Congrégation internationale avec
NEW-YORK, LONDRES, BRUXELLES, MILAN, GENEVE, etc… et c’est rue de la PAIX
que s’installe le magasin Parisien. En 1983, la société cesse son activité
et est reprise par le groupe MARIGNAN en 1993. Elégance, bon goût, raffinement,
traditions reviennent au goût du jour. Et depuis 1995, l’année du renouveau,
les parfums d’ORSAY se déclinent dans 4 lignes : “ETIQUETTE BLEUE”, “ARÔME
3”, “CHEVALIER D’ORSAY”, “TILLEUL”.
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L’histoire
de COCO CHANEL n’est faite que de coups de théâtre. En 1916, la couturière
de talent débarrasse les femmes du corset pour les habiller de jersey
et de crêpe et raccourcir leurs jupes. Quatre ans plus tard, elle impose
cheveux courts et pantalon. Elle n’a pas encore lancé le noir, la pelisse,
le tailleur en tweed, l’imperméable ou le sac en bandoulière, qu’elle
pense en 1921 à un parfum qui doit “trancher sur la mièvrerie des jus”
de ce début de 20ème siècle. Le concepteur Ernest BEAUX, qui demeure l’un
des plus grands “nez” de l’histoire de la parfumerie se dépasse et innove.
Il proposa plusieurs échantillons, ce sera le cinquième, le parfum s’appellera
simplement “N° 5” et deviendra un des grands symboles mythiques de l’après-guerre.
A la libération, les G.I. faisaient la guerre, 31 rue Cambon, tout le
monde connaît la fameuse réponse de Marylin MONROE. Un succès qui ne se
dément pas aujourd’hui puisque le “N° 5” est avec “SHALIMAR” de GUERLAIN
le parfum le plus célèbre et le plus vendu dans le monde. Puis ce fut
: 1924 "CUIR DE RUSSIE", "GARDENIA" en 1925, et "BOIS DES ILES" en 1926,
"POUR MONSIEUR" en 1955. Sous le signe de la modernité CHANEL révise ses
classiques et créé en 1970 un numéro de charme, un vrai numéro de chance
avec “N° 19” (un accord jacinthe, galbanium, un mouvement entre iris et
rose de mai et une harmonie d’un fond chypré, boisé de mousse de chêne).
Dix ans après se suivent “ANTAEUS”, “COCO” 1984, “BOIS NOIR” en 1987,
“EGOÏSTE” en 1990, “EGOÏSTE PLATINIUM” en 1993 et le petit dernier “ALLURE”
pour femme et pour homme.

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