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Châtelaine supportant un dé à coudre
et une boîte à senteurs.
Agathe brune montée sur bronze doré.

Vinaigrettes en forme de cœur, cristal de roche,
platine, or jaune, rubis et diamants
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De nouvelles maisons de bijoutiers apparaissent qui regroupent plusieurs artisans autour d’une seule marque et donnent naissance aux grandes griffes, synonymes de luxe.
A Paris, trois institutions se développent à cette époque qui servent une clientèle constituée essentiellement de familles royales, de grandes aristocrates et de riches industriels. La Maison
CARTIER, fondée en 1847, BOUCHERON installé en 1858,
VAN CLEEF et ARPELS fondé en 1906. FABERGE est nommé à la cour du TSAR de RUSSIE ; TIFFANY s’installe à New York en 1937. Toutes ces maisons fournissent au monde entier des objets de luxe parmi lesquels on trouve des bijoux aromatiques.
Après la première guerre mondiale, après avoir connu une seconde jeunesse la production traditionnelle de flacons-pendentifs, vinaigrettes et châtelaine vont paraître désuets, encombrants et surtout inadaptés aux nouvelles robes droites et aux lignes épurées des années 1920. Le parfum ne se cache plus : les compartiments secrets sont des reliques d’un autre âge.
Désormais, la mode n’est plus dictée par les grands bijoutiers, mais par une nouvelle génération de créateurs. Les parfumeurs ne sont pas en reste. Les bijoux aromatiques se diversifient. Plus inventifs que jamais, ils font appel à de nouveaux matériaux, prennent des formes inédites (bijoux fantaisie, articles publicitaires, couverts de logos, ils fonctionnent comme autant de signes d’appartenance sociale).
A l’exemple de Poiret et de Chanel les couturiers deviennent de véritables vedettes. Ils sont à l’origine de l’explosion de l’industrie du parfum. La plus part des maisons de couture lancent des parfums, voire des collections entières de fragrances pour hommes et pour femmes.
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De
tout temps, étroitement impliqués par la création, la fabrication
des “contenants” il était logique que les joailliers s’intéressent
à cette explosion. Le premier joaillier à entrer dans le monde
des parfums fut :
Jacques ARPELS qui en 1976 déclara “a parure éternelle, nous avons associé la parure la plus fugace”.
La parure est un art, la parure est une fête. Pour elle il faut créer, découvrir et oser, imaginer les formes, découvrir les fragrances. Pour elle rien n’est trop beau, l’exceptionnel est sa règle.
Du bijou au parfum ? du choix d’une pierre précieuse à celui d’une senteur, du mariage de deux germes à un accord de notes, c’est une même exigence avec la qualité comme absolu.
A l’éphémère parure, il faut enfin sa propre parure qui habille le parfum en dévoilant son âme.
Tout l’esprit des parfums VAN CLEEF et ARPELS se retrouve dans ces mots de Monsieur J. ARPELS vouant à la splendeur des femmes ce double culte qui mène du bijou au parfum.
Il fut suivi rapidement par CARTIER, BOUCHERON , BUGATI, CHAUMET et dernièrement par POIRAY.
Septembre 1976, PARIS se laisse porter par les derniers souffles de l’été pour se parer de ses plus beaux atours d’automne. Déjà on murmure quelles vont être les grands succès de théâtre ou d’opéra, les nouvelles tendances de couleurs et de styles créées par les couturiers.
Au RITZ se prépare une soirée que l’on ne saurait manquer. Pour la première fois on fêtera l’alliance de deux univers qui d’un instant fugace aux regards éternels, consacrent leur art à la splendeur des femmes.
Magie d’une rencontre entre joyaux et parfums, pour la première fois, le savoir faire exceptionnel du joaillier s’est transporté dans une harmonie de couleurs et de notes parfumées.
Pour la première fois on pourra découvrir le premier parfum de
joaillier. |