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MADAGASCAR en bref

 

 
 
 

 Ancienne colonie française, indépendante depuis 1960, Madagascar, avec une superficie de 587 040 km2 pour une population de l3 862 325 habitants (estimation - juillet 95) est une des  plus grandes îles du monde, après le Groenland, la Nouvelle Guinée et Bornéo.
            Il s'agit, sans doute, d'une des plus plus belles régions d'afrique, mais c'est aussi et surtout une des plus pauvres.
 

Situation socio-économique :

        Madagascar est une des anciennes colonies françaises dont le PIB est le plus faible.
        Le PNB/habitant est de 242 USD. La dette du pays représente 120% du PNB, l'inflation est importante (7,5% en 97). L'île est l'un des 10 pays les plus pauvres du monde. 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et 59% en dessous du seuil de pauvreté extrême. Le taux de croissance sur les 10 dernières années est de 1,5%, largement inférieur au taux de croissance de la population.
       Plus des trois quarts de la population vivent de l'agriculture qui représente 40% du PIB. La culture principale est le riz, mais Madagascar n'a pas encore atteint l'autosuffisance dans cette production.
        L'industrie occupe 4,7% de la population active.
        1 personne sur deux, seulement, participe aux activités productives (32 % de la population des 10-14 ans).
        Un peu plus d'un malgache sur deux ne sait ni lire ni écrire et l'alphabétisation est en recul sur les 20 dernières années.


 
 

Données démographiques et sanitaires :
La population de l'île est de 14 millions d'individus répartis pour 20% dans les zones urbaines et 80% dans les zones rurales.
L'espérance de vie est de 52 ans et 44% des malgaches ont moins de 15 ans.
La population se repartit de la façon suivante:
            44% a moins de 15 ans
            53% a entre 16 et 64 ans
              3% a plus de 64 ans
La croissance démographique est 3,3% proportionnellement supérieure au développement économique. Seul 57% des naissances sont assistées par un personnel médical, le taux de mortalité infantile est de 9,3%. (A Tananarive, le taux de mortalité pour les enfants de 0 à 5 ans est de 14%).

L'état sanitaire de l'île a peu évolué depuis 1990, quand le Fonds des Nations Unies pour l'enfance concluait ainsi son rapport sur l'état de santé malgache :
"la vétusté des infrastructures sanitaires et le manque quasi total de matériel technique, de moyens logistiques et de médicaments essentiels, l'insuffisance de la formation, du recyclage et surtout de la supervision et, enfin la précarité du réseau routier et ferroviaire, le tout associé à une baisse du pouvoir d'achat des ménages a débouché sur une perte de motivation du personnel de santé. Il en découle des soins de santé de mauvaise qualité avec pour conséquence la perte de crédit des formations sanitaires de base auprès des populations qui les désertent littéralernent et ont recours à des expédients".
 
 
 

 

La part du budget de l'état pour la santé est de 6,5%. Ce budget est insuffisant pour permettre un équipement minimum de l'ensemble des structures de soins.
 
Le système de santé malgache
A la tête : le ministère de la santé, les hôpitaux généraux de Tananarive et des établissements nationaux, au nombre de 7.
Une structure intermédiaire faite de 9 directions provinciales de la santé, 13 hôpitaux principaux.
Une structure périphérique, gérée par les provinces et regroupant 58 hôpitaux secondaires, 282 centres tenus par des médecins et 2 000 centres de soins tenus par des infirmiers ou des aides sanitaires (dont la formation a été faite en 1 an).
        L'ensemble du secteur public emploie 1 100 médecins. Il y a, par ailleurs, 600 médecins installés dans le secteur libéral et, environ 1 000 médecins au chômage ou ayant une activité de remplacement.
        Il faut savoir que l'ensemble des structures de soins est très gravement sous-équipé aussi bien en matériel médical qu'en médicaments, par exemple, les centres de soins sont loin de tous disposer, au moins, d'un tensiomètre,  et ne peut faire face, loin s'en faut, aux besoins élémentaires de la population en matière de santé . Si les grandes épidémies sont réputées avoir disparu, la réalité est un peu différente, l'île se situe, par exemple, au deuxième rang mondial pour la prévalante de la lépre avec 11 000 cas recensés, chiffre qui ne tient pas compte des cas " cachés".
        


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